Rina Sherman
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Prochainement

2e édition révisée


Le huitième mort de Tibhirine

Préface d'Antoine Sfeir
Devant ce travail colossal, minutieux, on ne peut que s’incliner…


Essai
k éditeur, à venir
ISBN : 9782374390031



Premières éditions épuisées :

Le huitième mort de Tibhirine, Tatamis, 2007 - plus commercialisée, épuisée
Le huitième mort de Tibhirine, Lazhari Labter - épuisée



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Site algériepatriotique

Affaire des moines de Tibhirine : un livre lève les zones d’ombre entretenues en France

Le 7 Juin, 2017 – 16:30 – 12

Yves Bonnet. D. R.


L’ancien patron du contre-espionnage français Yves Bonnet vient de signer un livre dédié à la tragédie algérienne des années 1990 dans lequel il lève des zones d’ombre sur l’affaire dite des moines de Tibhirine. Loin d’être un ouvrage ordinaire, dans ce livre intitulé La Deuxième Guerre d’Algérie : les zones d’ombre de la tragédie des moines de Tibhirine enfin levées, riche en informations précises émanant des rapports de renseignements, dont certaines publiées par les médias, Yves Bonnet a mené sa propre enquête, sur la base de la masse d’informations dont il dispose, en retournant sur des lieux où (il) ne trouve que désillusion et amertume, après tant d’années de désinformation, de rumeurs et, en fin de compte, des coups sournois et stupides portés à l’amitié algéro-française. Sa mission était de dire l’honneur, celui de témoigner, de prouver, de chasser le mensonge et dénoncer les faussaires, revenant sur le contexte de l’assassinat des moines en 1996 à Tibhirine (Médéa) par le Groupe islamique armé (GIA) pour produire un document irréfutable. Dans la gestion du côté français de l’après-drame et de la crise qui s’en est suivie, l’auteur rapporte les propos de Philippe Seguin, ancien président de l’Assemblée française, qui lui disait que «toute l’administration du Quai d’Orsay, où agit un puissant lobby anti-algérien, continue de traiter ces affaires avec un mélange de désinvolture et d’aveuglement, peut-être influencé par la remontée d’informations non seulement orientées, mais de surcroît mal orientées». «Près de vingt ans après le drame, l’Algérie ne comprend pas l’acharnement médiatique et judiciaire dont elle fait l’objet en France», écrit Yves Bonnet qui charge, dans son livre (VA Editions, 284 pages, avril 2017) qu’il a voulu être «honnête et complet», certains médias français, le juge Marc Trévidic et l’attaché militaire le général Buchwalter qui se sont mis, dit-il, en porte-à-faux en voulant semer le doute sur l’armée algérienne. «Il est évident que l’armée, la police, les services de sécurité algériens ne pouvaient commettre un pareil forfait ni, moins encore, agir aussi stupidement», a-t-il affirmé, s’interrogeant : «A qui fera-t-on croire que des militaires commettant une bavure aussi grave seraient assez pervers et idiots pour trancher les têtes de leurs victimes et prendre le risque insensé de les livrer au public ?» Se basant sur des informations vérifiées, des recoupements et des analyses d’anciens collaborateurs, experts et religieux, l’auteur parle de l’inutile polémique lancée par le général Buchwalter qui a voulu apporter, dix ans après le drame, une nouvelle version (supputations), en évoquant une soi-disant bavure de l’armée algérienne. Quant au juge Trévidic, il lui reproche le fait de tomber dans le piège de la médiatisation pour un dossier qui n’a nullement besoin de publicité, relevant chez lui un seul son de cloche. «La saisine de la justice française que l’Algérie n’a jamais mise en cause aurait pu poser un problème de compétence : nous avons vu plus haut que celle de la justice algérienne a été purement et simplement éludée, comme s’il ne s’agissait pas en l’espèce d’un pays de droit», a-t-il écrit, recommandant que «si l’on veut bien considérer que l’entente et même l’amitié avec l’Algérie nous sont absolument indispensables, comme elles le furent pour l’Algérie voici vingt ans, il est sage de s’en tenir à l’état actuel du dossier». En ce qui concerne la partialité des médias dans cette affaire, il considère que ces derniers «ne prétendent plus à l’expression d’opinions mais aspirent au profit pécuniaire». R. N





4e de couverture

Victime d’une campagne calomnieuse sans précédent, en février 2004, le grand reporter Didier Contant fait une chute mortelle d’un immeuble parisien alors qu’il s’apprêtait à publier son enquête sur la mort des moines de Tibhirine en Algérie en 1996. Les résultats d’un long travail d’investigation sur le terrain à Blida par l’ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma confirment que les moines ont été enlevés et assassinés par le GIA (Groupe Islamiste Armé).

Mais à Paris, des confrères affirment auprès des rédactions parisiennes que Didier Contant travaillait pour les services français et algériens dans le cadre de son enquête sur les moines, déconseillant toute publication de son investigation.

Ces lobbies, composés de journalistes, d’éditeurs, d’avocats et d’organisations de droits de l’homme, brandissent le témoignage d’un sous-officier transfuge de l’armée algérienne, tendant à prouver l’implication de l’armée dans le rapt des moines. Didier Contant vivait cette campagne calomnieuse comme une catastrophe professionnelle ; dépossédé de son honneur, de sa dignité et de la capacité de gagner sa vie, il ne put l’accepter. Rina Sherman livre un témoignage saisissant sur la mort de son compagnon, Didier Contant.

Pour rendre hommage à l’homme qu’elle a aimé, elle raconte avec brio leur grande histoire d’amour et la tragédie qu’ils ont vécues. Son récit se lit comme un roman, comme un thriller, dans lequel suspense, investigation et combat se confondent dans une réflexion essentielle : Il ne faut pas se taire afin que soit respecté l’un des droits fondamentaux de l’homme, celui de la liberté d’expression.

Die Burger, Die Geskenk van Liefde, Deel I van 'n onderhoud met Rina Sherman

Die Burger, Die Dubbele Slangkop, Deel II van 'n onderhoud met Rina Sherman

Rina Sherman à propos du film
Le martyre des sept moines de Tibhirine
« Les témoignages sont implacables »


19 mai 2013

Lesoirdalgerie.com

Court extrait du livre : 04/06/2007

Le huitième mort de Tibhirine


« Le maquis, c'est Paris, Madame. » C'est ainsi que j'ai fini par répondre un jour aux questions insistantes avec lesquelles on me lancine depuis longtemps. Qui a tué les sept dormants de Tibhirine ? Pourquoi Didier Contant est-il mort au retour de Blida et de sa troisième enquête sur l'assassinat des moines trappistes ? Pourquoi Didier Contant a-t-il cessé de jouir de son droit à la liberté d'expression ? Et finalement, pourquoi depuis sa mort, aucun journaliste n'a-t-il repris sa thèse ? Etes-vous allée en Algérie, au maquis, pour élucider les circonstances de la mort de votre compagnon ?

Dans les lignes qui suivent, j'offre le récit de ce que j'ai vu et vécu parmi les maquisards de Paris, après sept ans de vie commune avec la famille d'un roi éleveur de boeufs en Afrique, et apprenant au retour que Didier Contant, mon compagnon, est tombé du cinquième étage d'un immeuble parisien : parcours que je pourrais aussi dénommer, Anthropologue, le retour.

Le temps de la lecture, rangeons le pathos. Levons le rideau sur la vie de deux êtres ; ils s'aiment, ils ont décidé de vivre au grand air d'Afrique, ils ont pleins de projets ensemble. Brutalement, l'un meurt, il s'appelle Didier Contant. L'autre, l'auteur de ses lignes, essaye d'élucider la vérité de cette mort aussi subite que troublante. La recherche a lieu à Paris.
Elle s'effectue sur un terrain qu'on pourrait qualifier d'affaire étouffée. Si apprendre à négocier avec l'omerta peut constituer un rite de passage, découvrir que Paris est un maquis en est une conclusion.

Press release

« Le huitième mort de Tibhirine »

A riveting account of Sherman's counter-investigation into the circumstances of the death of French Grand Reporter Didier Contant who fell to his death whilst investigating the assassination of the monks of Tibhirine.

Le huitième mort de Tibhirine
The Eighth Death of Tibhirine

Foreword by Antoine Sfeir Director of the Cahiers de l’Orient

In response to this exhaustive and meticulous work, one can only bow down » Press Release, 26 February 2007 15 February 2004. Didier Contant, independent journalist, is victim of a mortal fall from the balcony of a Parisian building. The police hastily announces a suicide. However, many questions remain unanswered. At the time of his death, co-journalists, determined to undermine his most recent investigation into the kidnapping and assassination of the Tibhirine monks in 1995, harassed the former editor in chief of Gamma. They accused him of working for the French and Algerian secret services and discredited him with the magazine that could have published his story. His honour and reputation profoundly damaged, Didier Contant could not tolerate the slander and died under mysterious circumstances.

Only one journalist dared to evoke the responsibility of the co-journalists from Canal+ in his death: Jean-François Kahn in the weekly magazine, Marianne. At first condemned for slander, Kahn has just won his appeal case which established a direct link between the doings of the Canal + journalists and the death of Didier Contant. In « Le huitième mort de Tibhirine », Contant’s companion exposes the irresponsible and abject behaviour of those who wanted to silence Didier Contant and who succeeded beyond what they may have imagined. A poignant story about the cry of a woman who refuses to accept the official version, who fights both for the truth and the memory of the man she loved.

Three questions
to Rina Sherman, author of the book « Le Huitième Mort de Tibhirine »:

Why did you write this book?
As a response to an ethic, which consists of respecting, the identity and dignity of the other, whoever he is, respect that understands freedom of expression and the right to justice as a fundamental human right.

Are you not afraid that your book may be perceived as a form of revenge?
A man died. The police did not want to investigate seriously. The judiciary did not want to pursuit the investigation. The journalists did not want to talk. The lawyers protected their colleagues. Everyone has the right to know the truth and to demand that justice be done. The story that you tell is overwhelming.

Surely you needed great courage to write it?
To not lose your sense of self, or have reason give way, requires the ability to face yourself under all circumstances; that does not require courage, it is the essence of the human spirit.

Rina Sherman est auteur, cinéaste, photographe et anthropographe.
En 1984, elle s’est exilée à Paris.
Cinq années plus tard, c’est à l’école de Nanterre, sous la direction de Jean Rouch, qu’elle a soutenu sa thèse.

Rina Sherman vit et travaille à Paris.